Harmony appartient et possède
Ce soir la solitude me torture...
M.L n'est pas là, impossible de m'accrocher à ce cordon ombilical qu'est le virtuel contact avec mon Maître. L'attente de mercredi me pèse. L'angoisse m'a mis un direct à l'estomac.
Mon ventre me torture, je crois que je préfèrerais être battue plutôt que de supporter cette absence. Je comprends ce soir dans ma chair, les vers de Lamartine : "un seul être
vous manque et tout est dépeuplé", comment ai-je pû croire que je serais capable de supporter cette absence ? Je sombre, croyant que j'aurais pû m'accrocher à l'ami, je perds
pieds... celui-ci m'a dit qu'il était ambigu de me secourir à ses mots "alors Je contemple la terre ainsi qu'une ombre errante " et je vais aveugle et seule.
Que faire de ce désir ? De cette chair torturée qui hurle ! Que faire, à genou, suppliant que quelqu'un me vienne en aide ? Soumise à M.L. dois-je être cette paria oubliée de tous... serait-ce le prix à payer. Pourrais-je Maître vous l'offrir... Mon ventre hurle, mon cul vous appelle, mes seins dures explosent... M.L. quelle est donc cette folie qui me hante ? Comment ce corps si froid, si sage dans son tailleur gris, peut-il se consumer ainsi ?
Nue, en croix sur le sol de ma salle d bain — cette antre où ordinairement je soigne ma vanité me faisant douce, belle, plus belle, plus jeune — ce soir j'implore un dieu qu'importe qui il soit, qu'il me donne la force de supporter cette solitude. M.L. revenez... que mercredi soit là et que je sois vôtre.
Je pleure, je bave, je salive, je mouille... je supplie, je rampe... M.L., je suis seule mais à vous, ne doutez pas, je suis votre esclave.
Bob,
Serais-je capable de vivre ainsi, l'absence de M.L. me torture ?
Au sol à genoux implorant mon Maître... cela n'est pas difficile, à ses pieds, je me plie mais son absence m'est insupportable. Je dois rester seule, j'ai peur de l'ambiguité que vous évoquiez. M.L me fait confiance et je ne peux pas prendre le risque de lui déplaire.
bien à vous
Bob, quel étonnant accord. Votre commentaire arrive au moment où je signe Jour J sur le blog.
En effet, après la folle hystérie d'hier, ce soir, je suis en contemplation... Ce soir, je n'ai plus peur de l'ambiguïté car je sais que vous êtes un ami, un frère pour moi pas mon maître.
Merci de votre présence sans équivoque. Qu'il fut élégant hier — alors que ma raison m'avait quittée pour laisser mes sens prendre le dessus — de m'abandonner, ne permettant pas que je fasse un transfert que j'aurai regretté. Merci.
Bien à vous
Bob,
Je crois ne pas être différente, je suis vraie et entière. Je n'ai rien promis d'autre à mon Maître que cette sincérité qui me semble être le fondement de la relation Maitre-soumise ou Dominant-esclave. Sans cette confiance totale, rien ne peut se construire. Je ne tromperais pas sa confiance. Je lui raconte mes doutes, il sait mes enchantements...
Mais je suis femme et je suis tendre et même en y prenant garde, parfois je pourrais être sujette à faiblesse... donc voilà pourquoi j'ai d'autant plus apprécié hier, votre distance... J'ai une énorme attirance pour M.L. et je suis confiante, j'espère que nous pourrons construire cette harmonie. J'ai peur cependant... à la fragilité de cette équilibre. Chaque jour, nous nous découvrons des points communs, des goûts communs, parfois il anticipe mes demandes, ils répond à mes craintes avant que je ne les exprime.
Exiger l'entier, être entier.. une soumise motivée ne vous en demandera jamais moins. Je crois que trop de Maître s'engagent à la légère sans se rendre compte du pouvoir, de la force qu'il faut être capable de gérer. Du poids émotif que représente cette relation et combien surtout sont conscient des dégâts que peut occasionner un Maître d'opérette.
Alors, croyez que j'apprécie votre accompagnement délicat sans équivoque. Celui-ci me permet de vous parler et d'être certaine de ne pas tromper la confiance de M.L.
Il est fascinant de croiser par le biais de cette "déviance" comme on dit des êtres dont les valeurs sont bien supérieures à celles que véhiculent notre société.
Bien à vous
Si chaque "déviant" est à notre image, alors je suis prête à militer pour un monde de déviance. (Sourire)
Je suis d'accord avec vous lorsque vous demandez de la rigueur. Cette relation est une relation éprouvante pour qui la vie pleinement et il faut donc en effet que le binôme (Maître/soumise) soit en osmose. Et là, il me semble que la plénitude que l'on peut atteindre est inqualifiable.
Je n'ai pas peur de dévier, je me sais à M.L. et je veux vivre cette soumission en toute confiance en femme libre. Je sais que M.L. aime ma soumission car elle est mon choix, ma volonté. Je suis librement enchaînée.
Je sais que je pourrais aveuglément vous tendre la main si je chute... et je sais combien, il y aura de chute possible. Suis-je véritablement consciente combien le chemin sur lequel je décide de m'engager est périlleux. Suis-je conscience de la souffrance qui m'attend. Saurais-je la supporter pour atteindre le zénith, la satisfaction totale de mon Maître.
Serais-je cette esclave qu'il cherchait ?
Je pense que je vous écris, que je communique avec vous comme j'aimerai le faire avec une amie mais étonnamment, je ne trouve que peu de compréhension chez mes comparses féminines. J'ai eu droit à quelques volées de bois vert. Je vous parle et n'éprouve ni convoitise, ni jalousie — des valeurs que M.L. et moi-même ne voulons jamais ressentir. J'aime ce sentiment de sérénité que je peux me permettre avec vous. Quel bonheur d'avoir la possibilité de ce conseil, cette sauvegarde de l'ombre.
Bien à vous
Je ne vous laisserez pas tomber dans ce travers, vous valez mieux que cela.
Votre égard sera ce que je lui accorde à être donc la main tendue d'un ami, prêt à secourir. Votre égard ne peut devenir convoitise sans se corrompre et je ne vous corromprerais pas.
bien à vous
Sans le connaitre, mais avec le feeling particulier qui rarement nous deçut sur ces chemins tortueux de la condition humaine, nous voulons dire que "fort" de ce principe sans doute un brin naif qu'est le fameux "les amis de mes amis sont ... ", il pourrait le devenir ! ...
Mais c'est avant tout à vous, Soumise B que ce message s'adresse .... quelle force, et quelle émotion dans ce troublant témoignage ...
Il n'est pas sans eveiller quelque similitude .... envers ceux que vous savez ;)
Avec nos plus tendres et complices pensées ... nous allons prendre connaissance de la suite .... puisque elle dut celle d'un grand Jour !
Bonne nuit, et très belle journée quand vous nous lirez !
Bien à vous