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Il me semble que je ne serais jamais capable, quelle que soit la langue que j'utilise l'anglais, le français, l'espagnol...
d'écrire et de chanter si doux, si juste, si fort, la soumission, l'abandon. Il est vrai que nous sommes de plus en plus habitués à nous satisfaire de raccourcis sans prévenance : le texto
n'est en effet pas forcément le plus adapté à l'amour courtois.
Pourquoi tenter, lorsque l'ode existe, risquer de ne pas faire mieux ?
J'oublie toute velléité créatrice et emprunte ses vers à Othon. Je me pose aux pieds de M.L. et lui lis doucement ce verelay. Mais ne vous y trompez pas ces mots au goût de miel, n'ont d'autres buts que d'éveiller les sens de M.L., de l'envelopper d'un doux nuage de volupté ainsi paisible, il aura tout loisir de rêver, d'imaginer... de se laisser aller dans un de ces moments où l 'imaginaire et le réel ne font plus qu'un.
Pourtant, il n'oublie pas que gentes dames et damoiseaux vivent au donjon et n'ignore rien des supplices du moyen âge... Les tortures et supplices sont particulièrement cruels, l'imagination des bourreaux était sans limite.
Othon de Grandson (XIVe siècle) — Je vous aime, je vous désire
Je puis par vous vivre et morir.
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