Toute influence est immorale. Influencer quelqu'un c'est lui donner son âme. Oscar Wilde - Portrait de Dorian Gray |
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Toute influence est immorale. Influencer quelqu'un c'est lui donner son âme. Oscar Wilde - Portrait de Dorian Gray |
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Jeudi 25 février 2010
Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir.
Simone de Beauvoir - Extrait de La Force de l'âge
Mercredi 24 février 2010
Il y a plus d'audace à marcher nu.
[William Butler Yeats]
J'ai envie de vous livrer ma réflexion sur un geste qui me tient à cœur, dire pourquoi, je veux laver, et embrasser les pieds
de mon Maître.
Souvent, ce geste est interprété comme un geste de servitude et humiliant, pour moi, il est tout l'inverse. La soumise aux pieds de son Maître vit un moment enivrant... Il me semble que cela est particulièrement émouvant et je crois qu'en s'y consacrant pleinement, la soumise atteint un état proche de la transe, cet état d'exaltation qui poussé au paroxysme emporte celle qui le ressent hors de lui-même, hors du réel.
Les pieds est le symbole de tout ce qui tient l'homme debout. Donc de la grandeur, de la puissance de
l'Homme. Laver les pieds des autres est un geste d'humilité, de pardon. Prendre soin de ses pieds c'est l'aider à marcher... c'est l'accompagner.
Dans la Bible, souvenons-nous , le Christ à laver les pieds de ses disciples.
Mais quel est donc ce roi, sans trône ni couronne, qui s'abaisse et se met à genoux, pour laver les pieds de ses disciples ?
Comment une soumise pourrait-elle se sentir humiliée en reproduisant humblement le geste du Christ. Comment une soumise peut-elle se sentir humiliée lorsqu'elle sert son Maître. Seul de
mauvais Maîtres ou de malheureuses soumises peuvent voir déshonneur, humiliation dans le lavement des pieds du Maître.
Oui, je veux être rampante, lavant les pieds de mon Maître de mes larmes, masser, oindre, frictionner, embrasser, sucer, lécher, suçoter, licher, téter, effleurer, les pieds de Mon Maître. Je veux parfumer, embaumer, essuyer ses pieds avec mes cheveux. Je veux ses pieds baiser, ses pieds adorer, ses pieds chérir. Je veux prendre son pied.
© Chaque page du blog est copyright de Soumise B , toute copie doit faire l'objet d'une demande d'autorisation.
Lorsque le désir de soumission ne se double pas de masochisme comment accepter de souffrir ?
Voilà un dilemme qui doit être abordé car si dans BDSM, les lettres SM signifient sado-masochisme — Il est coutume de traduire BDSM par Bondage et Discipline, Domination et Soumission et Sado-Masochisme mais est-il bien nécessaire d'être un adepte de toutes ces disciplines pour se laisser séduire ? Il est bien sûr évident que cela est avant tout un jeu d'adultes et entre adultes consentants, devrait-on avoir besoin de le dire ? A lire certain site et blog, peut-être.
Je ne cesserai de la répéter , de le dire, de l'écrire, je suis une femme moderne, libre et féministe. Donc je rappelle aussi que le BDSM dont je parlerais ici , qui me tente et me séduit n'est bien sûr, pas la perversion nauséabonde, malsaine de quelques bourreaux qui exercent des abus de pouvoir en prétextant être des adeptes BDSM. Cela a un autre nom : agressions sexuelles, maltraitances, violences conjugales et je n'hésite pas à dire qu'il faut lutter et sévèrement contre ces barbaries inacceptables.
Maintenant entre libertins avertis et consentants, je poursuis.
La soumission pourquoi, comment lorsque l'on est "pas trop bête", que l'on n'a pas spécialement de souci avec sa vie, son corps etc...
Pourquoi, comment accepter d'offrir son corps, d'être punie, corriger et pour ma part accepter de souffrir pour le plaisir de mon Maître.
Oui, souffrir pour son bon plaisir... Pourquoi ? Tout simplement parce que je suis sienne et là pour lui offrir du plaisir, de la sérénité, la paix. Mais je ne voulais pas qu'il invente, qu'il imagine des fautes, pour me soumettre à quelques défis. Car psychologiquement, je ne trouve rien de plus cruelle que la punition. Elle est la preuve de la mauvaise conduite, du déplaisir imposé au Maître par la soumise et cela m'est terriblement douloureux.
Donc le moins de punition possible et des jeux , des jeux de souffrance si cela est pour son plaisir.
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Doucement chaque jour, je tente de vous distiller notre rencontre, le passage à l'acte. Comme certain d'entre vous me l'ont fait
remarqué cela avance lentement. Jour J - Rencontre (I) puis Jour J - Raffiné, élégant, ferme (II) Je dois bien l'avouer en effet, je peine à trouver les mots, les
phrases qui résonnent correctement pour faire état de notre rencontre.
En effet, il me faut me délecter, il faut savourer et je reviendrais avec mes mots vous dire ce plaisir délicieux d'être la soumise, l'esclave de M.L.. Car c'est bien du bonheur à l'état pur que d'avoir la chance de s'abandonner, de s'offrir à M.L.
Vous qui aviez du plaisir à lire mes interrogations, mes doutes, mes envies, mes désirs, ne désespérez pas de retrouver ma plume... mais admettez qu'elle est momentanément troublée.
© Tous les textes du blog sont copyright Soumise B et ne peuvent être copiés ou utilisés sans autorisation écrite
J'étais prête. Je sortais de la gare en me souvenant de ce que j'avais lu — je ne sais plus où, je ne sais plus quand — les trois premières secondes de la rencontres sont essentielles. Je ne voulais pas les rater.
Direction la sortie, je suivais le rayon de soleil, un soleil d'hiver, bas, blanc mais lumineux. A peine, avais-je franchi la porte de la gare, que je vis M.L. sortir de la voiture noire stationnée là face à moi.
Jamais un sourire d'homme ne me fut si doux, si fort.
M.L. était imposant, calme, élégant... son catogan lui donnait l'air d'un dandy des temps modernes. Il n'hésita pas un instant s'approchait lentement de moi, j'avançais encore un peu avant qu'il ne m'ait rejoint...
Ma tête se posait sur sa poitrine et nous restâmes là sans rien dire quelques instants... ils furent merveilleux.
Je me disais mais que va-t-il penser de cette femme qui se jette sur son cœur ?
Peu importe, j'avais besoin de savoir si je pouvais être là, à l'aise. Je le fus et je le sus vite. J'étais contre la poitrine de M.L. comme dans un refuge merveilleux.
- Allons déjeuner !
- Je meurs de faim
- Je vous sais gourmande.
- J'adore le savoureux, le délicat, le gouteux...
- Mon choix devrait vous plaire.
M.L. ouvrait la portière de la voiture et je me glissais sur le siège... ma jupe remontait sur mes cuisses sans toutefois laisser trop à voir.
En rejoignant sa place devant le volant, M.L. me sourit.
- Merci de porter votre collier ! Avez-vous respecté la seconde consigne ?
Il ne me laissait pas le temps de répondre, sa main se glissait sur mes cuisses, sous ma jupe et vérifiait ...
- Voici le petit bout de tissu que vous désiriez .
- Merci soumise B, j'aime votre obéissance. Allons déjeuner et nous installer.
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Dimanche 21 février 2010
Je n'aime rien tant que la contradiction entre un visage angélique et un corps de salope.
[Frédéric Beigbeder]
Samedi 20 février 2010
Je ne résiste pas à ce magnifique "clin d'oeil " au médisant - Merci Mr Flaubert[Soumise B]
Faites-moi des grimaces dans le dos tant que vous voudrez ; mon cul vous contemple.
[Gustave Flaubert] - Extrait d'une lettre à Louise Colet - 28 Juin 1853
Vendredi 19 février 2010
Une sincère et complète abnégation est une vertu préférable à toutes les vertus. Aucune œuvre d'importance ne peut être faite sans elle.
Maître Eckhart - Extrait de l' Instruction spirituelle
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