Mercredi 3 mars 2010
Le sexe est le baromètre des sentiments.
Citations de Yann Moix
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Mercredi 3 mars 2010
Le sexe est le baromètre des sentiments.
Citations de Yann Moix
La promenade au parc fut agréable bien que courte.
- Remontons dans notre chambre, j'aimerai vous faire un cadeau.
Je me souviens de votre sourire de Maître, j'avais l'impression que vous alliez me passer au cou une rivière de diamants, mais je ne pouvais être sans inquiétude car j'avais vu dans votre sourire quelque chose de diabolique, merveilleusement méphistophélique. J'étais surprise mais cela avait déclenché une certaine excitation, ce sourire machiavélique avait provoqué une réaction physique. J'avais ressenti un grand frisson, mon ventre était bouillonnant. J'allais recevoir un cadeau, mon premier cadeau de soumise.
Mon imagination allait bon train, serait-ce une longe pour me promener, serait-ce une cravache pour me corriger, des cordes pour me bonder...
- Plus vite, vous remonterez, plus vite vous le recevrez .
Cher M.L. vous deviniez que mon esprit galopait à mille à l'heure.
Nous remontions sans précipitation, il y a dans votre allure, un je ne sais quoi de princier, le refus de subir la précipitation, votre démarche à la mesure altière impressionne la soumise que je suis pourtant habituée au protocole.
Arrivés dans la chambre, vous me demandiez de me dévêtir, pendant que vous vous rafraichissiez à la salle de bain, quel délicieux préliminaire...
Puis vous me tendiez une jolie boite...
- C'est à vous !
J'empruntais votre assurance et doucement sans précipitation — je ne l'aurais pas supportée — j'ouvrais la boite pour découvrir... J'en ai encore les larmes dans les yeux, le point dans l'estomac, la vague de chaleur dans tout le corps... je sentais mon sexe s'humidifier, s'inonder, ce fruit délicat que rapidement vous nommiez abricot dégoulinant. Mais vous ne me laissiez pas voir l'objet, ce bijou que j'avais tant désiré, vous aviez choisi de m'offrir pour notre première séance l'objet tant convoité, je ne le sus pas.
- Mettez-vous à quatre pattes sur le lit . Puis vous me caressiez doucement le dos , le bas des reins, la croupe avec. Je ne parvenais pas à comprendre ce que c'était, un fouet raide mais assez doux, une mèches de cheveux trop raides...
Vous veniez cueillir sur votre doigt le miel que mon con vous offrait, excitée que j'étais. Vous promeniez votre doigt ainsi lubrifié sur mes fesses et vous veniez rapidement le faire danser et tournoyer sur mon anus...
Vous me pénétriez le cul de votre doigt doucement prenant soin de ma virginité annale — comme je vous l'avais confiée — vous preniez soin de ne pas blesser , de ne pas affoler mon cul. Votre doigt se dégageait de mon anus pour laisser place à un objet froid et assez conséquent.
J'émettais quelques gémissements ce qui provoquait un ralentissement de l'introduction mais pas d'interrogation de votre part. Vous
deviez poursuivre, et savamment sans trouble vous insistiez. Perforant fermement mais précieusement mon anus... ce qui m'arrachait un cri, je savais ce qui me décorait le cul, maintenant. Vous
veniez de me métamorphoser.. J'étais votre jument. J'avais une queue, un rosebud queue de cheval florissait
mon fondement.
- Maintenant, remettez juste votre manteau et allons finir l'exploration du parc.
- Mais...
- Pardon, vous préféreriez sortir sans manteau.
Nue et pluguée chevalinement , j'enfilais lentement et honteusement mon manteau, je ne m'imaginais pas marcher avec ce bijou merveilleux en place.
- Sentez-vous l'iode marin, chère soumise ?
- Je sentais, en effet mon corps fou, pas l'air marin mais mon corps galoper, mes seins étaient gonflés, mes tétons durs... et je sentais mes sphincters se comprimer autour du rosebud en crin véritable. Mon corps oubliait qu'il était 16h que j'étais nue, portant queue de cheval dans le cul. Je m'accrochais à votre bras, je sentais naître sur mes lèvres l'écho de votre sourire. Ce sourire était notre, un sourire malicieusement luciférien...
- Vous êtes belle ma jument !
J'étais aux anges, déesse des chevaux. merci M.L.
Merci M.L. Je suis votre soumise.
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Lorsque le désir de soumission ne se double pas de masochisme comment accepter de souffrir ?
Voilà un dilemme qui doit
être abordé car si dans BDSM, les lettres SM signifient sado-masochisme — Il est coutume de traduire BDSM par Bondage et Discipline, Domination et Soumission et Sado-Masochisme mais est-il
bien nécessaire d'être un adepte de toutes ces disciplines pour se laisser séduire ? Il est bien sûr évident que cela est avant tout un jeu d'adultes et entre adultes consentants, devrait-on
avoir besoin de le dire ? A lire certain site et blog, peut-être.
Je ne cesserai de la répéter , de le dire, de l'écrire, je suis une femme moderne, libre et féministe. Donc je rappelle aussi que le BDSM dont je parlerais ici , qui me tente et me séduit n'est bien sûr, pas la perversion nauséabonde, malsaine de quelques bourreaux qui exercent des abus de pouvoir en prétextant être des adeptes BDSM. Cela a un autre nom : agressions sexuelles, maltraitances, violences conjugales et je n'hésite pas à dire qu'il faut lutter et sévèrement contre ces barbaries inacceptables.
Maintenant entre libertins avertis et consentants, je poursuis.
La soumission pourquoi, comment lorsque l'on est "pas trop bête", que l'on n'a pas spécialement de souci avec sa vie, son corps etc...
Pourquoi, comment accepter d'offrir son corps, d'être punie, corriger et pour ma part accepter de souffrir pour le plaisir de mon Maître.
Oui, souffrir pour son bon plaisir... Pourquoi ? Tout simplement parce que je suis sienne et là pour lui offrir du plaisir, de la sérénité, la paix. Mais je ne voulais pas qu'il invente, qu'il imagine des fautes, pour me soumettre à quelques défis. Car psychologiquement, je ne trouve rien de plus cruelle que la punition. Elle est la preuve de la mauvaise conduite, du déplaisir imposé au Maître par la soumise et cela m'est terriblement douloureux.
Donc le moins de punition possible et des jeux , des jeux de souffrance si cela est pour son plaisir.
© Chaque page du blog est copyright de Soumise B , toute copie doit faire l'objet d'une demande d'autorisation. Les Illustrations, les photos sont parfois des emprunts sur la toile. En général, je fais le lien avec le site où je l'ai vu mais n'en connais pas toujours la provenance. Si l'utilisation gênait des auteurs, sur simple demande de leur part je l'ôterais...
Je ne vous détaillerais pas le menu de notre déjeuner... si des gourmets le réclament, promis je vous raconterais... J'ai encore les saveurs des coquilles Saint -Jacques en mémoire...
Notre table présidait au milieu de la salle, les tables autour de nous semblaient plutôt accueillir des hommes d'affaires, des commerciaux, plutôt que des amoureux en goguette.
J'ai croisé furtivement le regard d'un de nos voisins et il aurait fini par me faire rougir tant il semblait intrigué et curieux...
M.L. me fit remarqué plus tard pendant le repas que notre conversation, intéressait beaucoup notre voisin. Mais de quoi avons-nous
parlé ?
De notre premier mois de conversation sur le net... de notre désir commun ne pas pas se mettre de limite, de découvrir petit à petit ce que pourrait être l'impossible. Comme nous avions tous les deux l'assurance de jouir du plus grand respect de l'autre, il nous semble possible de tout dire sans peur d'être jugé ou incompris. Tout est possible à priori et si il y a des murs infranchissables, nous pourrons en discuter ensemble. Mais nous sommes d'accord de ne pas nous enfermer dans un carcan trop rigide...
Nous savions que nos imaginations fertiles avaient besoin de cette liberté pour avancer.
M.L. m'avoua qu'il cherchait depuis assez longtemps une soumise... j'avouais y avoir souvent pensé mais n'avoir vraiment imaginé la chose que depuis septembre 2009, date à laquelle j'ouvrais ce blog. Il sourit sans doute se réjouissait-il de sa longueur d'avance.
Sa longue quête, lui laissait le loisir d'imaginer que son imagination avait quelques scénarios d'avance, je crois que cela lui plu.
Nos langues se déliaient, la bouteille de Pouilly-Fruissé pouvait y être pour un peu mais il y avait de la magie aussi qui se produisait. Nous étions des inconnus, quelques heures de conversations virtuelles pendant ce mois et puis cette première rencontre.
Je dois dire qu'aujourd'hui encore, je ne comprends toujours pas comment il est possible de se sentir si vite à l'aise...comment l'alchimie fonctionna pour que puisse être rendue possible notre complicité, car c'était bien de cela dont il s'agissait. Une très grande complicité s'installait entre nous. Nous tombions d'accord sur l'obligation de réciprocité. Si la soumise à des obligations envers son Maitre, celui-ci en a également. Le Maître se devant d'être à l'écoute des désirs, des fantaisies, des craintes de sa soumise afin de lui offrir ce qu'elle recherche allant jusqu'à anticiper ses désirs. Cela ne pouvant fonctionner qu'avec une profonde et intime complicité ainsi qu'une infaillible confiance.
Nous ne nous promettions rien d'autre que de ne pas trahir cette confiance. Soumise, je promettais à M.L. de toujours choisir de prendre le risque de lui déplaire plutôt que de lui mentir. Le mensonge, la jalousie devaient être bannis de notre relation.
Nous étions émus, excités, amusés, à l'aise. En fallait-il plus pour commencer heureusement notre relation Maître-soumise ? Pour avancer ma main dans celle de M.L.
Nous arrivions au café.
- Allons faire un tour du parc, voulez-vous ?
Je n'avais qu'une seule envie être plus prés de M.L., être seule avec lui.
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Je suis à M.L., soumise librement. Encore certes, malhabile, débutante, doutante mais à lui.
Après quelques jours de notre première rencontre, je dois écrire mes sensations. Elles seront sans doute, inexactes car comme je l'ai dit
(II -III) , je ne parviens à trouver des mots justes pour décrire la puissance de cette naissance, car c'est bien de cela
dont il s'agit.
De femme désirant se soumettre, je suis devenue soumise à M.L., il y avait eu quelques tentatives, quelques initiations mais il n'y avait jamais eu de véritable acceptation : aujourd'hui, je dis et écris Je suis la soumise de M.L.
Comment cela est-il arrivé, comment s'est passé la première rencontre... pourquoi suis-je si sure que M.L. est mon Maître ?
- Merci soumise B, j'aime votre obéissance. Allons déjeuner et nous installer.
Nous arrivâmes rapidement au relais-château qu'avait choisi M.L. pour notre séjour. Nous laissions la voiture sur le parking, j'avais l'impression, que nous ne ressortirons pas de là avant au moins 24h... 24h pendant lesquelles nous serions dans notre bulle.
À l'accueil, une étonnante sensation m'envahit, ma main dans celle de M.L., c'est lui qui me tenait fermement, me disait que nous rayonnions... une étonnante lumière, nous entourait... La jeune femme qui nous recevait nous souriait d'un éclat de bouche magiquement chaleureux.
- Madame, Monsieur avez-fait bon voyage... ?
- Excellent, mais nous sommes ravis d'être arrivés et nous sommes affamés ! s'empressait de répondre M.L., sans me laisser le temps d'être troublée ou ravie du Madame, Monsieur.
- Si vous le souhaitez, je fais préparer votre table, le temps que vous vous installiez et dans 30 minutes, le chef vous attend ?
- Parfait !
- Votre chambre donne sur le parc et vous serez les seuls à cet étage... Paul va monter vos valises rapidement .
Nous empruntions le grand escalier pour rejoindre notre suite. M.L. me suivait dans l'escalier, je sentais son regard... dans le couloir, il me précédait pour entrer dans notre univers. Un rapide tour des lieux, de beaux sourires s'affichaient gourmands sur nos visages : nous aimions lui et moi, l'endroit...
- Je vous laisse vous rafraîchir
- Merci
Je filais dans la salle de bain... pétales de roses, douche, jacuzzi, éponges , serviettes moelleuses... je trouvais le nécessaire et le superflu. J'entendais Paul déposer nos valises mais je n'avais pas entendu qu'il laissait aussi Champagne, flutes et fraises...
- Allez-vous me faire attendre longtemps... ? lançait M.L.
Je sortais et vins à sa rencontre. M.L., assis dans le canapé, s'apprêtait à déboucher le champagne. Il n'hésita pas un instant, sans bruit , le bouchon cédait, M.L. faisait couler dans nos coupes, lascivement le liquide pétillant.
- À vous, soumise B
- À nous M.L.
Ces premières gouttes me firent l'effet d'une drogue euphorisante, mes yeux dans ceux de M.L., le champagne enflammait ma gorge.
- Approchez-vous de moi...
M.L. déboutonnait le premier bouton de mon chemisier... puis le second, puis le troisième et les suivants. Oui, étonnamment, inconsciemment , j'avais choisi un chemisier avec grand nombre de tout petits boutons...
Sans quitter le regard de M.L, je me sentais brûler de l'intérieur... sa main sur ma peau m'électrisait... ses doigts sur mes tétons me mâtaient. Je me sentais fondre entre ses doigts. Il affichait un regard franc et un sourire glorieux. Il savourait son pouvoir sur mon corps. Son regard me disait.
- Vous aimez cela, vous m'appartenez, je fais ce que je veux de vous...
Sa main caressait ma croupe, je me cambrais.... il repris sa coupe de champagne, se mouillait les lèvres...
- Je suis affamé, dans 3 minutes, nous sommes à table.
Je perdais pied quelques instants, me réajustait, reboutonnait mes boutons et dans la salle de bain rafraichissait mon maquillage.
- Je suis prête !
- Vous n'avez rien oublié ?
Je rougis, non, je ne crois pas... je pense que je ne dois pas remettre
- Non, vous n'avez pas à remettre de dentelle mais vous devez porter votre collier. Vous le porterez maintenant
en permanence lorsque vous serez avec moi. Vous devez être fière de votre collier... où l'avez-vous posé ?
- Oui, M.L. j'en serais fière, je vais le porter... Il est dans la salle de bain.
Je retournais face au miroir, posait délicatement ce collier de cuir sur mon cou, fermais la boucle, faisais coulisser mon doigt l'anneau métallique qui accueillerait bientôt, une longe... j'en profitais pour dégrafer quelques boutons. Le collier méritait un joli décolleté. Puis je revenais fièrement.
- Maintenant, vous êtes prête !
Il me prit la main et nous descendions déjeuner.
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La soumission à son paroxysme conduit sans doute à ne plus avoir d'intimité. La soumise ayant abandonné tout à son Maître, ne
risque-ton pas de voir naître un conflit dans l'âme de la soumise ? La soumission est-elle synonyme de perte de personnalité ?
Le désir de s'en remettre à son Maître, le souhait d'abandon total, l'acceptation de dépendance n'empêche pas la réflexion, les convictions, les aspirations, le besoin de donner un but à sa vie.
La soumission ne devra donc pas signifier de renoncer a sa personnalité, de perdre son intimité ou de sacrifier sa créativité. La soumission implique partager avec votre Maître chaque partie de vous. Tout ce qui s'est construit, qui se construit , qui se construira. La soumission se doit d'être un don, une offrande librement consentie. La soumise est une femme (ou un homme bien sur) libre qui se donne, s'abandonne.
Cela, il me semble implique que le candidat à la soumission s' appartienne totalement, se connaisse, se maîtrise. La soumission ne peut être vécue comme un coup de tête. Pour moi, ce n'est pas un simple jeu érotique, c'est bien plus que cela car il y a bien plus que les sens et le corps qui participent. Je conçois aussi, une soumission que je qualifierais de "parcellaire" , de "temporelle" : des amants, un couple, s'accordent des récréations où chacun endosse un rôle, ces rôles pouvant s'inverser... Ce qui n'arrive pas dans le cas d'une relation intense de soumission.
La relation intense de soumission d'un accord mutuel, désigne un Maître* et et l'autre la soumise. Mais il faut comprendre que deux êtres libres s'offrent l'un à l'autre et s'engagent à offrir leurs dons et leurs aptitudes, s'honorant, se respectant et s'aimant mutuellement. La véritable soumission ne peut exister si je nie ma véritable personnalité parce qu'alors, je n'offre plus rien de consistant ; je ne suis plus un être réelle, seulement une coquille vide, une poupée de chiffon dont aucun Maître véritable ne pourrait se satisfaire.
C'est sur ce chemin que je me suis engagée en posant ma main dans celle de M.L. en acceptant qu'il me mette un collier.
© Chaque page du blog est copyright de Soumise B , toute copie doit faire l'objet d'une demande d'autorisation.
* Il faut chaque fois comprendre que je parle de mon choix donc un Maitre au masculin, une femme soumise, et je conceptualise ainsi par simplification, mais je l'ai déjà dit, j'accepte tous les puzzles possibles... maitresse et soumise, maitre et soumis, maitresse et soumis ...
Je vais tenter d'écrire assez régulièrement des senryus de soumission... Enfin, je tenterais car cet exercice poétique japonais* est bien plus complexe qu'il n'y paraît mais vous qui me connaissez , savez combien j'aime en outre me coltiner avec les mots... N'hésitez pas à me dire ce que cela vous inspire...
Pour ceux qui ne seraient pas familiarisés avec les "senryus" je tente de vous les faire découvrir en quelques lignes... Le senryū est
une forme de poésie japonaise courte similaire au haïku : elle se compose de trois lignes de 17 syllabes, toujours 17 syllabes mais réparties librement, sans rime. Le senryū a pour sujet
les faiblesses humaines et non pas la nature comme le haïku. Le haïku est sérieux alors que le senryū est souvent cynique et il peut être grivois.
* Un dernier détail, ces petites bulles de poésie sont la propriété de soumise B et de M.L. à qui je les offre. Merci de ne pas oublier de demander l'autorisation si vous souhaitez les copier...
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